Dans chaque tissu, la créatrice repère les formes et mouvements naturels de la matière. Une démarche de plasticienne d'où éclosent des manteaux « nuage » ou des robes « pétale », au creux desquels (ré)apprivoiser la plénitude de son corps. « L’idée de femme paysage traverse tout mon travail », explique Maria Labarelle qui évoque alors l’art aborigène. Si un territoire peut influer sur la géographie mentale de ses habitants, sans doute en est-il de même de la topographie du vêtement.
Plus qu'avec les silhouettes de la mode, la créatrice a de profondes affinités avec les corps tangibles de la danse contemporaine. Cette « femme paysage » devient ainsi l'objet d'étonnantes performances dansées. « Mes vêtements ne donnent pas les clés de l’intégration, ils incitent chacun à développer son unicité, sa singularité. »














